Pourquoi TAZZLA existe
De ma propre guerre intérieure
est né TAZZLA.
Pendant près de quinze ans, je me suis parlé comme à ma pire ennemie. Pourtant, j’avais déjà beaucoup travaillé sur moi.
J’avais compris mes blessures, observé mes fonctionnements, exploré mes émotions et mes réactions. Je savais qu’il fallait « s’aimer davantage », être plus douce avec soi, arrêter de se juger.
Mais comment on fait, concrètement, quand la vieille voix revient et qu’on recommence malgré tout à se rabaisser ?
Puis, un jour, une consœur m’a arrêtée net :
« Plus jamais tu ne te parles comme ça. »
Cette phrase a créé un déclic. J’ai commencé à observer encore plus précisément ce qui se passait en moi : ce qui déclenchait cette violence intérieure, comment mon corps réagissait, à quel moment je basculais, et ce dont j’aurais réellement eu besoin pour ne pas repartir automatiquement contre moi.
Alors j’ai fait ce que je fais en cabinet depuis 2019 : je suis allée chercher là où ça s’était inscrit, dans le corps et dans l’énergie. Autour, j’ai ajouté ce qui m’avait aidée à tenir : le souffle, la régulation émotionnelle, le son.
TAZZLA est né de là.
Pas d’une théorie supplémentaire sur l’amour de soi, mais d’une question très simple : comment créer un rendez-vous suffisamment court, familier et concret pour pouvoir revenir à soi au moment où l’ancien réflexe reprend le dessus ?
C’est devenu ce rituel de 7 minutes, répété pendant 21 jours.
Je lui ai donné un nom dans la langue de mes ancêtres paternels. En tamazight, tazzla, c’est la course. Dans certaines régions, le mot dit aussi le fait de se démener pour faire vivre les siens.
La course qui démarre toute seule dans la tête après une erreur, une remarque, un doute. « J’aurais dû. » « Pourquoi j’ai encore fait ça. » Et on court derrière, parfois des heures, parfois des nuits entières.
Ce rituel porte son nom pour que tu apprennes à la voir partir. Et à ne plus courir avec elle.
— Leïla-AnimaKa | Sorcière-chamane & Thérapeute somatique

